Publié par : Raphaël Melançon | 22 septembre 2009

«Politiquement Correct!» déménage sur Blogger!

blogger_logoÀ compter du 23 septembre 2009, «Politiquement Correct!» s’établira à une nouvelle adresse sur le site de blogues en ligne Blogger. Un changement qui permettra l’ajout de nouvelles applications, toujours dans le but de vous offrir le meilleur du web et de l’actualité politique régionale, nationale et internationale.

Le rendez-vous demeure donc le même, seule l’adresse change. http://raphaelmelancon.blogspot.com sera notre nouveau point de rencontre quotidien. L’interface, elle, demeurera sensiblement la même pour l’instant. Vous pouvez voir un aperçu de ce à quoi ressemblera le nouveau blogue en cliquant sur ce lien.

À NOTER QU’IL VOUS SERA TOUJOURS POSSIBLE D’ACCÉDER DIRECTEMENT AU SITE VIA LE WWW.RAPHAELMELANCON.COM

Pour ce qui est des anciens articles sur WordPress, il vous sera toujours possible de les consulter et de les commenter. Ils seront bientôt ajoutés aux archives du nouveau blogue.

Merci infiniment de votre soutien continuel. Grâce à vous (et au bouche-à-oreilles), la popularité de ce blogue ne cesse de grandir. Vos commentaires et suggestions sont évidemment toujours grandement apprécié!

C’est donc un nouveau rendez-vous dès le 23 septembre prochain sur Blogger au www.raphaelmelancon.com!

Publié par : Raphaël Melançon | 21 septembre 2009

ADQ: La Course 2009 sur le web

Logo Choix pour blogueL’ADQ en est à sa toute première vraie course à la chefferie depuis sa fondation (Jean Allaire, rappelons-le, avait cédé sa place à Mario Dumont quelques temps après la fondation du parti). Devant cet événement d’importance dans la courte histoire du parti, la blogosphère réagit et les bloggeurs prennent peu à peu position.

À un peu moins d’un mois du 18 octobre, jour décisif pour les trois candidats toujours en lisse, j’ai dressé une courte liste de blogues, de Twitters et de sites web d’intérêt pour ceux d’entre vous qui n’avez pas encore fait votre choix. Chacun de ces blogues/Twitters a pris position pour un candidat en particulier, vous offrant ainsi un regard éclairé et diversifié sur la campagne de chaque candidat. Je vous invite à aller les lire et à les commenter pour le plus grand bonheur de leurs auteurs :

Blogues appuyant publiquement Christian Lévesque :

–       Agora.Quebec | http://agoraquebec.canalblog.com

–       Micaël Bérubé | http://ciboulotqc.blogspot.com

Blogues appuyant publiquement Éric Caire :

–       Richard Merlini | http://richardmerlini.blogspot.com

–       Pierre Morin | http://bloguebleuquebec.wordpress.com

–       Joanne Marcotte | http://jmarcotte.blogspot.com

–       Pierre-Luc Jean | http://droitemonde.blogspot.com

–       Anaïs Pelletier| http://serendrealevidence.blogspot.com

–       http://lecampduchangement.blogspot.com

Blogues appuyant publiquement  Gilles Taillon :

–       David Chrétien | http://davidchretien.blogspot.com

–       Sébastien Lapierre | http://sebastienlapierre.wordpress.com

  • Sébastien Lapierre a toutefois décidé de retirer son appui à Gilles Taillon suite aux événements survenus avec Éric Caire. Il n’a pris position officiellement pour aucun autre candidat à ce jour.

Blogues qui ont appuyé publiquement Jeff Plante (candidat exclu de la course) :

–       Suzanne Doré | http://suzannedore.blogspot.com/

–       Suzanne Doré tient également le blogue: http://onmejase.blogspot.com/

–       http://www.republiquedebananes.com/

Autres

–       Catherine Morissette | http://reflechiravoixhaute.blogspot.com/

* Catherine n’a pas encore annoncé son appui officiel, mais son blogue vaut le détour et présente un regard intéressant sur la course à la chefferie.

Twitter

–       Gilles Taillon | http://twitter.com/gillestaillon

–       Éric Caire | http://twitter.com/ericcaire

–       David Chrétien | http://twitter.com/davidchretien (partisan de Gilles Taillon)

–       Matthew Conway | http://twitter.com/msconway77 (partisan de Éric Caire)

–       Pierre Morin | http://twitter.com/bleuquebec (partisan de Éric Caire)

–       Jacinthe Morissette | http://twitter.com/FlowerJass

–       Martin Otis | http://twitter.com/martotis

–       Ian Senechal | http://twitter.com/Ian_Senechal

Sites officiels des candidats :

–       Christian Lévesque : http://christianlevesque.net

–       Éric Caire : http://voirplusgrand.ca

–       Gilles Taillon : http://www.gillestaillon.com

–       Jeff Plante : http://www.jfplante.com (exclu)

Site de la Course 2009: http://adq18octobre.blogspot.com/

Le blogue «Tout le monde devrait en parler» dresse pour sa part un calendrier des événements et débats à venir dans la course à la chefferie sur son blogue.

Si vous commentez l’actualité politique et la course à la chefferie de l’ADQ et que vous aimeriez que votre blogue/twitter soit ajouté à cette liste, prière de me contacter à rmelancon@live.ca

Et puisque la Course 2009 est un moment phare du renouveau de l’ADQ, pourquoi ne pas faire entendre votre voix encore plus fort en démarrant votre propre blogue avec WordPress ou Blogger?

 

Un autre débat à trois cette semaine!

Si jamais ces quelques liens ne suffisent pas à vous faire une idée claire des candidats, je vous invite au second débat des candidats à la chefferie de l’ADQ. Alors que le premier fut organisé par la Commission des jeunes, ce sont les aînés de l’ADQ qui prennent le flambeau cette fois-ci. Espérons que ce débat sera aussi réussi et rempli de rebondissements que le fut le premier il y a un mois. Voici les détails de l’événement:

Auberge Godefroy
17 575, boulevard Bécancour, Bécancour (Au pied du pont Laviolette)
Mercredi 23 septembre 2009, 19h00

Pour une carte géographique, cliquez ici.

Voilà, le rendez-vous est lancé! Au plaisir de vous y retrouver!

 

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Publié par : Raphaël Melançon | 20 septembre 2009

Éloge à un homme de conviction

Il y a quelques mois déjà, nous en discutions sur ce blogue, François Legault annonçait son départ de la vie publique et sa démission à titre de député de Rousseau. Demain, lundi 21 septembre, les électeurs du comté de Rousseau seront appelés à se rendre aux urnes pour lui désigner un remplaçant.

Jean-Pierre Parrot se présente sous la bannière de l'ADQ pour une troisième fois.

Jean-Pierre Parrot se présente sous la bannière de l'ADQ pour une troisième fois.

Le résultat de cette élection partielle ne sera pas une surprise. Le candidat Nicolas Marceau, du Parti québécois (PQ), a de fortes chances de l’emporter, ce n’est pas un secret. En ce qui concerne le candidat de l’ADQ, Jean-Pierre Parrot, il serait surprenant qu’il répète son exploit de 2007, alors qu’il avait talonné François Legault avec un écart d’un peu plus de mille voix. Malgré tout, l’homme d’affaires lanaudois n’a pas hésité une seconde avant d’annoncer sa candidature sous la bannière adéquiste.

Aujourd’hui, je lève mon chapeau au courage et à la conviction de mon ami Jean-Pierre Parrot!

Sans chef, en manque de souffle et affligée d’un avenir incertain, l’ADQ fait plutôt acte de présence dans cette partielle et Jean-Pierre Parrot, en homme lucide qu’il est, ne se fait pas de faux espoirs quant à l’issu du scrutin de demain. Pourtant, il est sans doutes l’homme qui mérite le plus de devenir député de sa circonscription.

Homme d’action et de conviction, un tantinet hyperactif, Jean-Pierre Parrot est un homme du peuple, un candidat du comté pour le comté. Proche des jeunes et des familles, il connaît aussi bien le milieu des affaires que les dossiers sociaux de sa région.

J’ai connu le candidat adéquiste en 2007 alors que j’étais conseiller régional de Lanaudière à la Commission des jeunes de l’ADQ. Jean-Pierre vit à Sainte-Julienne, aux côtés de ses concitoyens qu’il adore et qu’il aspire à servir et à représenter fièrement à l’Assemblée nationale. Parlez à Jean-Pierre de sa région et il pourra vous converser pendant des heures, parce qu’il se passionne pour son coin de pays et pour les gens qui y vivent. On ne saurait en dire autant du parachuté péquiste Marceau!

Disons simplement que cette fois-ci ne sera peut-être pas la bonne – quoiqu’on pourrait toujours être surpris, qui sait? – mais j’encourage Jean-Pierre ainsi que l’ensemble des adéquistes de sa circonscription à ne pas baisser les bras à la suite de l’annonce des résultats de demain si ceux-ci s’avéraient décevants. Jean-Pierre a fait une excellente campagne avec les moyens du bord et il n’aurait pu faire mieux dans les circonstances actuelles.

Aux électeurs de Rousseau, je dirai que le meilleur choix qu’ils pourront faire dans l’isoloir demain sera d’offrir à leur région un député de proximité et d’action qui saura être à l’écoute de ceux qui l’ont élu. Pour ceux qui veulent du vrai changement, Jean-Pierre est votre homme!

Encore une fois, souhaitons bonne chance à Jean-Pierre Parrot et à son équipe pour la journée de demain et surtout bonne continuité!

Publié par : Raphaël Melançon | 18 septembre 2009

Jeanne du Lys frappe encore!

Sylvie_Tremblay_4Le journal Voir publiait hier sur son site web un article sur la course à la chefferie de l’ADQ. L’intérêt n’est pas tant dans l’article en soi, mais plutôt dans les commentaires, que je vous invite à aller lire.

L’un de ces commentaires, en bas de page, fut écrit par Sylvie Tremblay, alias Jeanne du Lys, ex-vice-présidente de l’ADQ pendant un bref mandat en 2007 et qui claqua violemment la porte du parti peu de temps après son élection, accusant au passage Mario Dumont d’être un dictateur et d’avoir essayé de la contrôler. Mme Tremblay tentera par la suite de fonder son propre parti, sans succès.

Mais voilà que Sylvie Tremblay frappe encore. Voici ce qu’elle a écrit sur le site du Voir :

 

«D’après mes sources que j’ai encore au sein de l’ADQ, voici ce qui se trame.

Dumont contrôle encore le parti via le p’tit jeune de 23 ans qui n’a jamais travaillé à plein temps avant l’ADQ et qui habite encore chez ces parents.

Dumont a nommé ce jeune, Diamond, à qui il dicte tout comme directeur général de l’ADQ.

Dumont pense faire comme Bourassa partir quelques années et revenir comme sauveur de l’ADQ en devenant très populaire avec son émission (comme l’est devenu René Lévesque avec son émission…).

Il a prévu de mettre Caire, qu’il contrôle et qui défendera ses idées (le financement des lobbys obligent, privatisation de la santé avec Couillard, et d’Hydro avec Vandal) à la tête de l’ADQ jusqu’à ce qu’il revienne. À moins que le lobby de Rabaska (Christian Lévesque) fasse une entente avec Dumont pour laisser passer Lévesque.

Dumont se disant que Caire n’a tellement pas de charisme qu’il aura aucun problème à reprendre la chefferie avant les prochaines élections.

La course n’est qu’un vaudeville pour aller chercher du financement et faire de la promo pour l’ADQ.  

Sauf que ce que Dumont n’a peut-être pas prévu en empêchant Stéphanne Gendron, (je ne dis pas que je l’aurais appuyé mais c’était aux adéquistes de décider) ou tout candidat un peu charismatique de se présenter à la chefferie de l’ADQ c’est qu’il y a de forte chance que se parti n’existe plus lors des prochaines élections…

Selon ces mêmes sources, Jean Allaire de serait pas au courant de tout ça.

C’est tout de même étrange que Dumont fasse venir Allaire à son émission alors qu’il l’a envoyé promerner et tassé en 2007…

Ancienne vp de l’ADQ en 2007.

Jeanne du Lys»

 

Madame Tremblay devrait revoir ses sources car ses dires ressemblent davantage aux fabulations d’une vieille femme solitaire en manque d’attention plutôt qu’à des faits véridiques.

Il m’apparaît important de rectifier les faits. D’emblée, Sylvie Tremblay se plante un doigt dans l’œil en ce qui concerne l’élection de Simon-Pierre Diamond au poste de Directeur général de l’ADQ. À titre de membre de l’exécutif national du parti, j’étais présent lors de cette réunion. Je ne dévoilerai pas les détails de ce qui y a été dit, mais je peux vous garantir que la décision d’élire le jeune Diamond à ce poste fut prise délibérément, objectivement et en toute connaissance de cause. Je ne me suis, pour ma part, jamais senti obligé de voter pour qui que ce soit en particulier. Qui plus est, à mon souvenir, Mario Dumont n’était même pas présent à cette réunion par souci d’impartialité. Difficile de contrôler les décisions d’un exécutif quand on n’est même pas présent pour faire valoir son point de vue…

Aussi aimerais-je lui rappeler que depuis maintenant plus d’un mois, Simon-Pierre Diamond n’agit plus à titre de Directeur général de l’ADQ. Jean L’Écuyer l’a remplacé à ce poste. Mais ça, ses «sources» ont sans doutes oublié de le lui mentionner…

Que la Très Sainte Jeanne du Lys ait encore une dent contre l’ADQ, contre Mario Dumont et Simon-Pierre Diamond, c’est une chose. Mais qu’elle profane de telles accusations fausses et mensongères sur le site web d’un quotidien d’importance, c’en est une autre.

Les sources de Mme Tremblay sont dans sa tête, juste à côté de ses problèmes mentaux. Il est parfois mieux de se taire plutôt que d’alléguer te telles choses et ainsi risquer de se faire humilier publiquement.

 

Raphaël F. Melançon

Ex-membre de l’exécutif national de l’ADQ en 2009

 

*Un gros merci à mon ami Daniel Basile pour le lien vers l’article du Voir.

Publié par : Raphaël Melançon | 18 septembre 2009

NPD et PC : comme chiens et chats, vraiment?

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a survécu aujourd’hui à son premier vote de confiance depuis la rentrée parlementaire d’automne. À voir les résultats du vote – 224 voix contre 74 –  on se sent encore bien loin du déclenchement d’élections générales (encore).

Le premier ministre Harper obtient un sursis de la part du NPD et du Bloc québécois

Le premier ministre Harper obtient un sursis de la part du NPD et du Bloc québécois

Plus tôt cette semaine, le Bloc québécois avait annoncé qu’il appuierait le gouvernement lors du vote de confiance d’aujourd’hui, assurant ainsi la survie du gouvernement et évitant le déclenchement soudain d’élections prématurées et inutiles.

Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque, il y a deux jours, les troupes néo-démocrates de Jack Layton ont elles aussi annoncé qu’elles appuieraient le gouvernement conservateur, une première depuis l’élection de ce gouvernement minoritaire.

Le NPD qui appuie les conservateurs, c’est un peu comme la Corée du Nord qui forme une alliance avec la Corée du sud… c’est inconcevable!

Pourquoi?!

Mais qu’est-ce qui a poussé le NPD à agir ainsi? Les promesses de réforme de l’assurance-emploi? Ça, c’est ce que vous dira Jack Layton! La réalité est tout autre : sans-le-sou, le NPD n’a pas les moyens de se payer des élections à tous les ans comme c’est le cas présentement. D’autant plus que, «si la tendance se maintient», le NDP court tout droit vers un dur revers, les sondages d’opinion démontrant depuis un bon bout de temps la fragilité des appuis au NPD au sein de la population. Ainsi, si l’équipe de Jack Layton allait en élection aujourd’hui, il serait plus que probable qu’il revienne en chambre dans un mois avec une équipe fortement réduite, passant de ses actuels 37 sièges (la plus grande députation du parti de gauche depuis 1988) à un possible 20 sièges – peut-être même moins… Quel avantage stratégique y aurait-il alors pour eux de faire tomber le gouvernement Harper? On peut donc comprendre qu’ils ne veulent pas d’élections maintenant, soit.

Mais mon incompréhension est encore plus grande en ce sens que les néo-démocrates n’avais PAS à appuyer le gouvernement aujourd’hui, la survie de ce dernier étant déjà assurée par le soutient des sécessionnistes bloquistes de Gilles Duceppe (eux aussi, par ailleurs, n’ont pas intérêt à aller en élections puisqu’ils y perdraient probablement des sièges, selon les derniers sondages…).

Jack Layton prend un pari risqué en appuyant pour la première fois les conservateurs...

Jack Layton prend un pari risqué en appuyant pour la première fois les conservateurs...

Alors pourquoi Jack Layton, qui se targuait de n’avoir jamais appuyé le gouvernement auparavant, a-t-il décidé de donner sa confiance à Stephen Harper même si les conservateurs n’en avaient pas besoin pour se maintenir au pouvoir? Mystère et boule de gomme… Peut-être – qui sait? – avait-il peur que les bloquistes changent d’idée à la dernière minute?

Mais cette «assurance» d’éviter des élections (pour combien de semaines encore?) valait-elle vraiment le prix du discrédit que Jack Layton a jeté aujourd’hui sur toute son équipe?

C’est en tous cas une autre grande décision de l’énigmatique «Ti-Jack» qui a pour bienfait de nous éviter un autre scrutin dont la population ne veut pas et qui permet au gouvernement de continuer son travail!

 

La journée à 273 millions

Les deux derniers scrutins généraux fédéraux ont coûté (en moyenne) la modique somme de 273 millions de dollars aux contribuables canadiens (source).

Michael Ignatieff devra pour sa part prendre son mal en patience en attendant le prochain vote de confiance!

Michael Ignatieff devra pour sa part prendre son mal en patience en attendant le prochain vote de confiance!

273 milions, ça fait plutôt cher pour servir les intérêts personnels d’une poignée de libéraux, dont leur chef Michael Ignitieff qui, voyant une lueur de posititif dans les sondages d’opinion, semble plus prêt que jamais à faire tomber le gouvernement. Mais les tous derniers sondages parus la semaine dernière ne lui sont pas aussi favorables qu’escomptés et Michael Ignitatieff doit commencer à regretter d’avoir publiquement retiré son appui au gouvernement…

En effet, les derniers sondages montrent une recrudescence des conservateurs dans les intentions de vote. Leurs publicités-chocs présentant le chef libéral sous un mauvais jour – je ne suis pas très favorable à l’utilisation de publicités négatives, soit dit en passant – auraient-elles influencé le jugement de l’électorat, ou es-ce une simple coïncidence?

Chose certaine, c’est que 273 millions pour revenir à la même chose, c’est-à-dire un autre gouvernement minoritaire – qu’il soit libéral ou conservateur – c’est trop cher payé.

En temps de récession, M. Ignitieff, on essaie de faire attention à comment on dépense l’argent durement gagné par les travailleurs canadiens.

Patience, votre jour viendra! Mais peut-être pas cet automne…

 

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Publié par : Raphaël Melançon | 2 août 2009

Chefferie de l’ADQ: un choix difficile…

Logo Choix pour blogueVoici un premier billet de mes réflexions sur le «Choix 2009», en toute impartialité.

La course à la chefferie de l’Action démocratique du Québec (ADQ) sera officiellement lancée dans un peu plus de deux semaines. Comme beaucoup d’adéquistes, je demeure indécis quant au candidat que j’appuierai…

Non pas que les candidatures ne soient pas intéressantes, au contraire! Tous les candidats présentent leurs qualités, mais tous présentent aussi un lot de défauts. À mon sens, il sera bien difficile de trouver un véritable remplaçant à Mario Dumont. Car pour la plupart des adéquistes, tout le monde vous le dira, c’est Mario qui nous a attirés vers l’ADQ. Non seulement aurons-nous besoin d’un remplaçant, mais aussi d’un chef qui saura porter le flambeau et défendre les valeurs adéquistes sans pour autant devenir une pâle copie de Mario Dumont. Car au-delà du chef, l’ADQ a surtout besoin de changer d’image.

C’est le choix des membres qui décidera de l’avenir du parti. Si le chef élu réussit à prendre la place de son prédécesseur, alors peut-être l’ADQ passera-t-elle au travers de cette difficile période. Le parti doit aujourd’hui faire face à un grand défi : prendre sa place comme grand parti, s’affirmer comme navire amiral de la Troisième Voie au Québec ou s’effacer à jamais. Ce n’est pas une mince tâche que celle à laquelle les quatre candidats aspirent!

Donc, pour aider tous les indécis qui, comme moi, ont de la difficulté à faire leur choix en ces instants cruciaux, j’ai préparé quelques fiches :

Éric Caire :

Fiche Caire

 

Gilles Taillon :

Fiche Taillon

*Mise à jour: Le mercredi 16 septembre 2009, Gilles Taillon annonça qu’on lui avait diagnostiqué une récidive de son cancer de la prostate et qu’il recevra des traitements de radiothérapie de manière préventive. Il a néanmoins déclaré vouloir demeurer dans la course jusqu’à la fin.

 

Christian Lévesque :

Fiche Lévesque

 

À noter que ces trois premiers candidats ont tous indiqué qu’ils voteraient «non» advenant un autre référendum sur la souveraineté à l’émission Larocque/Lapierre sur le réseau TVA.

 

Jean-François Plante :

* Notez qu’après n’avoir remis que 850 des 1000 signatures requises pour compléter son dossier de candidature, le président des élections de l’ADQ, Me Pier-Éloi Talbot a dû rejeter la candidature de Jeff Plante.

Jeff rejeté

Honnêtement, Jeff Plante n’aura pas mon vote. Je déroge de mon objectif d’impartialité, mais je dois avouer qu’advenant l’élection de Jeff Plante, je me verrais mal demeurer membre et militant de l’ADQ. Et je ne suis pas le seul, semble-t-il… Ce n’est en rien contre la personne en soi (je ne le connais pas personnellement), mais tout contre les idées. Tous s’entendront pour dire que l’ADQ est un parti issu de la droite centriste nationaliste qui prend position dans le meilleur intérêt des Québécois et qui fait fie des dogmes. L’extrémisme n’a pas sa place dans nos rangs. Si les partisans de l’extrême-droite veulent avoir leur propre parti où ils pourront imposer leur idéologie comme bon leur semblera, alors qu’ils quittent le navire et qu’ils s’en construisent un à rien que pour eux!

L’intention derrière la candidature de Jeff Plante est d’offrir une nouvelle voie aux partisans de la droite «plantiste» plutôt que d’amener l’ADQ au pouvoir. Des intentions bien nobles que celles de M. Plante qui veut faire une place aux minorités du parti, mais celles-ci coûteront au parti sa chance de former un jour le gouvernement du Québec, une chance que plusieurs ne sont pas prêts de prendre. Les adversaires de l’ADQ doivent bien saliver à l’idée de l’opportunité que l’élection de Jeff Plante représenterait pour eux… Et contre vents et marées toujours, Jeff Plante s’obstine à défendre son point, convaincu et inébranlable. Là-dessus, il faut reconnaître son audace et sa persévérence.

Bref, l’ADQ ne tombera pas dans le dogmatisme. Nous ne sommes pas l’Union nationale de nos grands-pères. Enfin, je l’espère…

Voilà, le message est passé! Qu’à cela ne tienne, je profite de l’occasion pour souhaiter la meilleure des chances à tous les candidats!

 

Congrès jeunes 2009… à Lévis?!

J’aurai l’occasion de me faire une idée plus claire des candidats et de leurs plateformes lors de leur premier débat à quatre au Congrès-jeunes d’août 2009. Un événement qui déjà s’annonce prometteur et surtout historique pour la Commission des jeunes. Félicitations aux jeunes organisateurs qui ont su faire de ce débat des chefs une réalité!

Par ailleurs, j’ai été déçu d’apprendre que le Congrès de la Commission des jeunes de l’ADQ ne se déroulerait pas dans mon comté natal, Joliette, comme il était prévu depuis plusieurs mois alors que je siégeais sur l’exécutif de l’aile jeunesse de l’ADQ. La CDJ a préféré organiser son congrès/débat des chefs dans le fief de Christian Lévesque, à Lévis. Ce sera pour une prochaine fois!

Je vous invite à vous joindre à tous les jeunes (et moins jeunes) lors de ce premier événement officiel de la Course à la chefferie, les 22 et 23 août prochains au Centre des Congrès de Lévis. L’inscription au Congrès-jeunes et au débat des chefs se fait directement via le site web de la CDJ.

congres_CDJ2009

Publié par : Raphaël Melançon | 26 juin 2009

Le Ténor du PQ quitte la scène

C’est confirmé : François Legault a quitté hier son poste de député péquiste de la circonscription de Rousseau à l’Assemblée nationale.Francois legault

J’ai eu l’occasion de croiser François Legault à quelques reprises il y a quelques années, à l’époque où j’étais impliqué chez les jeunes péquistes de Lanaudière. Il faut bien l’avouer, l’ex-député de Rousseau est un excellent politicien, un homme qui aura, au final, très bien su défendre ses dossiers en Chambre au cours des 10 dernières années qu’il a passées dans la vie publique. Il en a d’ailleurs fait la preuve dernièrement lorsqu’il a pris à partie le gouvernement libéral sur certains sujets plus qu’épineux, notamment à propos des « vaches sacrées » que l’ADQ a toujours pourfendues et qu’il a eu le courage de critiquer, au grand dam de la cheffe de l’opposition officielle. A un point tel où il en est venu qu’à faire de l’ombre à Pauline Marois, elle qui passait au second plan dans les médias… et dans la population, comme en témoignent les résultats obtenus par le PQ aux élections partielles de lundi dernier. Pauline Marois se réjouit peut-être de s’être libérée de la menace que Legault aurait pu représenter pour son leadership, il n’en demeure pas moins que l’opposition officielle péquiste vient de perdre un gros morceau.

Mais le départ de François Legault était prévisible. Depuis plus de deux semaines déjà, la rumeur circulait dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Certes, lui et Pauline Marois n’étaient pas les plus grands amis du monde. Leurs visions de la politique se sont toujours affrontées. Legault, lors de l’élection à la chefferie du PQ en 2005, avait par ailleurs publiquement appuyé son ami Richard Legendre, avant que celui-ci ne se retire au profit d’André Boisclair. Souverainiste convaincu, François Legault est entré en politique parce qu’il croyait en un Québec plus fier, plus audacieux et du coup, plus prospère. On ne sera donc pas surpris d’apprendre que le Plan Marois sur la « souveraineté déguisée » n’aurait fait qu’accélérer les choses en ce qui a trait à son retrait de la vie publique.

François Legault a beau dire qu’il ne reviendra plus en politique, tout ceci me semble bien impossible. A mon avis, il reviendra et ça pourrait être plus tôt qu’on puisse le croire. M. Legault a beau être souverainiste, il n’en demeure pas moins un homme de droite/centre-droit. Qu’il quitte le Parti québécois, comme l’ont fait plusieurs nationalistes de droite par le passé, ne m’inquiète pas du tout pour son avenir. Après dix années passées comme député de Rousseau, il aura donné tout ce qu’il avait à donner, sans pour autant être en mesure de faire bouger ce parti qui s’enlise dans une vision du monde dépassée et révolue. Il ne reviendra certes jamais dans les rangs de l’équipe Marois, mais rien ne l’empêche toutefois de se présenter pour un autre parti…

En effet, comme l’a si bien noté mon ami blogueur Pierre Morin, de Bleu Québec, « ses récentes sorties contre les vaches sacrées de l’État ont des accents adéquistes ». Serait-il possible qu’il fasse le saut éventuellement vers le deuxième groupe d’opposition? Chose certaine, il y serait sans doute accueilli à bras ouverts, apportant un vent de fraîcheur et de crédibilité au groupe parlementaire qui ne détient plus que six sièges à l’Assemblée nationale.

Homme respecté de la population, jouissant d’une excellente réputation, François Legault fut le fer de lance de l’opposition officielle des derniers mois. Son succès lui aurait-il suffisamment monté à la tête pour qu’il soit tenté de fonder son propre parti? On peut se poser la question. Les rumeurs vont pourtant bon train quant à la formation éventuelle d’un parti ou d’un groupe de réflexion issu de la droite souverainiste, avec ou sans Legault. Pour les gens de droite, on ne peut que se réjouir d’une telle possibilité qui viendra bonifier l’offre en matière de politiques de droite et de centre-droit au Québec. Pour l’ADQ, ce pourrait par contre être un échec de plus, mais le parti saura adapter son discours et survivra au choc que cela pourrait produire. Qu’à cela ne tienne, il pourrait être intéressant de voir le retour probable des Legault et autres Joseph Facal de ce monde sur la scène politique nationale au sein d’un mouvement nationaliste de droite.

Quel avenir pour Pauline?

Serais-ce (déjà?!) la fin pour Pauline Marois?
Serais-ce (déjà?!) la fin pour Pauline Marois?

Chose certaine, si ce dernier scénario s’avérait vrai, c’est la Castafiore de l’île-Bizard qui rougirait de colère à coup sûr, elle qui a déjà vu l’aile gauche de son parti lui tourner le dos il y a déjà deux ans, lors de la fondation de Québec Solidaire.

Coincée dans son sempiternel carcan social-démocrate de centre-gauche, incapable de se démarquer du PLQ autrement que par son option souverainiste, Pauline Marois doit bien commencer à compter ses jours. La dernière carte qu’elle a jouée – celle des référendums sectoriels et des « crises » avec Ottawa – s’est avéré être davantage une « frime » qu’autre chose, ayant plutôt nui aux troupes péquistes dans l’opinion publique. Sans compter ses deux défaites de la semaine dernière lors des élections partielles, un désaveu public de la population face aux politiques de Mme Marois et un message envoyé directement à l’establishment du PQ : malgré les scandales et les récentes improvisations du gouvernement libéral, leur Cheffe est incapable de tirer son épingle du jeu et de mettre à profit les frasques des ministres et de Jean Charest.

Reconnus pour leur tempérament bouillonnant propice au « putschage » de chefs, de nombreux militants du PQ m’ont avoué se sentir de plus en plus « inconfortables » avec le leadership de « Madame » et même souhaiter son départ avant les prochaines élections, voyant déjà la débâcle qui les attend dans quatre ans si rien ne change. A l’heure actuelle, je ne donnerais pas cher de la peau de la députée de Charlevoix…

Un chef d’orchestre qui voit son plus prodigieux ténor quitter la scène avant la fin du spectacle est un chef d’orchestre déstabilisé qui perd la face devant son public. Le départ de François Legault laisse Pauline Marois bien seule devant le gouvernement. Celle qui, à maintes reprise, a qualifié l’ADQ de parti d’un seul homme se retrouve soudainement bien seule, voire même isolée, retranchée avec pour seuls soutiens les quatre ou cinq Agnès Maltais qui forment la « vieille garde » du PQ, celle-là même qui serait prête à mourir pour les fameuses « vaches sacrées » que François Legault a attaquées il y a quelques jours. Avec le départ de Legault, Pauline se met à dos de nombreux péquistes de droite, et du coup fait un trait sur des centaines de milliers de votes d’électeur déçus.

Qui donc pourra remplacer l’ancien PDG d’Air Transat à titre de porte-parole de l’Opposition aux finances? C’est la question que tous se posent puisque, en fin de compte, ce n’est certainement pas avec des Guillaume Tremblay, des Pierre Curzi et d’autres néophytes de la politique qu’on forme un une opposition – ou un gouvernement – crédible. S’il y a une chose que l’ADQ a bien compris à la dernière élection, c’est bien ça! La quête d’un remplaçant décent à François Legault ne sera évidemment pas une mince tâche.

Mais qui, entre Legault et Marois, le PQ a-t-il le plus hâte de remplacer? C’est donc une histoire à suivre!

Darth Vader se mariant avec la Princesse Leia. La scène vous semble inconcevable ? Pourtant, si George Lucas avait regardé les nouvelles du Québec ces derniers jours, il y aurait sans doute trouvé un brin d’inspiration pour écrire la suite de sa Trilogie.

Pardonnez-moi cet excès de réflexions « geeks », mais c’est vraiment ce à quoi me fait penser le tout dernier épisode de La Guerre du CH : l’Empire de la convergence, Québécor, qui signe un pacte avec le diable – oh! Pardon, je voulais dire la Rébellion – qu’est le Fonds de solidarité de la FTQ ou, autrement dit, la FTQ elle-même. Car on ne se leurrera pas, le Fonds et le « syndicat-business » qu’est devenu la FTQ partagent pratiquement le même conseil d’administration.

FTQ : l’art de perdre la face
Verrons-nous cette scène se produire dans un avenir rapproché?

Verrons-nous cette scène se produire dans un avenir rapproché?

Mais parlons un peu plus sérieusement même si la situation devient de plus en plus ridicule chaque jour. Perchés dans leur grande tour de verre du boulevard Crémazie, les dirigeants de la FTQ doivent se frotter les mains en pensant à tout l’argent qu’ils rapporteront au Fonds de solidarité (et donc aux bonus qu’ils obtiendront à la fin de l’année). La FTQ s’éloigne atrocement du grand rêve de Louis Laberge. Celle qui fut fondée pour défendre les intérêts des travailleurs et travailleuses québécois face aux grandes entreprises prend de plus en plus des airs de grosse business elle-même.

Il n’est pas une semaine sans qu’on entende parler de scandales à la FTQ ces temps-ci. Allégations de corruption, alliance avec des patrons qui furent jadis ses pires ennemis… Mais que cherche la FTQ? Où s’en va-t-elle? Chose certaine, je ne serais pas surpris de voir monter chez les travailleurs une certaine grogne, tout à fait justifiée, envers les nouveaux « banquiers » qui dirigent désormais le plus riche et puissant syndicat de la province. Et en particulier chez les syndiqués de Québécor, comme ceux du Journal de Québec qui sont affiliés à la FTQ, qui ont subi au cours des 13 dernières années les 12 lock-out décrétés par le bouillant PKP (un ancien de Brébeuf comme moi, d’ailleurs). Je me mets à la place de ces milliers de syndiqués et je me demande comment mon syndicat, qui est sensé me représenter, fera à l’avenir pour défendre mes droits devant mon boss. La FTQ n’entrerait-t-elle pas alors en conflit d’intérêts avec son nouveau partenaire d’affaires? Preuve que l’argent peut parfois faire perdre toute forme de principe à quiconque, même les patrons de la FTQ n’y échappent pas…

En effet, il s’agit là d’une question de principes car la FTQ ne peut pas renier ce qu’elle a dit de Pierre Karl Péladeau et de son entreprise dans le passé. Des exemples : La centrale syndicale a critiqué les méthodes de Québécor, les traitant de «répugnantes». La FTQ en a même rajouté en clamant de ce quasi-monopole qu’il «incarne le virus de l’intransigeance et de la violence». Quant au dirigeant lui-même, la FTQ ne l’a pas épargné, le qualifiant de « cheap », « tricheur » et « déloyal ». Croyait-elle vraiment à ce qu’elle disait à cette époque, ou manque-t-elle à ce point de principes pour coucher dans le même lit que son pire ennemi des dernières années. Et les 650 technicien du câble que PKP a « vendu comme du bétail » – ce sont là les paroles de la FTQ – lors du rachat de Vidéotron par Québécor en 2002, que pensent-ils des actions de leur ancienne centrale syndicale aujourd’hui?

Je déplore le fait que la FTQ crache ainsi à la face des milliers d’honnêtes travailleurs qui chaque semaine paient leur cotisation syndicale. Ceux-là mêmes qui, travaillant avec acharnement pour joindre les deux bouts, ont investi leurs quelques économies de toute une vie dans le Fonds de solidarité afin de s’assurer une retraite dorée. La FTQ les a soudainement abandonnés pour aller jouer dans les plates-bandes des grandes banques. Je le dis toujours, le syndicalisme est important pour la défense des droits des travailleurs. Mais quand la machine agit sans prendre en compte les valeurs et l’opinion de ses membres, quand elle prend les traits du patronat qu’elle a depuis si longtemps décrié et combattu, alors rien ne va plus.

Les Molson : seule alternative crédible

Il demeure tout de même une mince lueur d’espoir : la famille Molson, qui est toujours actionnaire minoritaire de la Sainte Flanelle (environ 20% des parts) et qui a déposé une offre d’achat à Gillett, s’était réservé un droit de veto sur toute future vente du club lors de la signature du contrat de vente à George Gillett il y a de cela quelques années. C’est donc dire que si elle désire réellement reprendre le contrôle du CH, elle pourra toujours imposer son veto aux offres concurrentielles à la sienne. Rien, à tout le moins, ne l’en empêche.

Les frères Molson constituent donc, à mon avis, l’option de vente la plus crédible et la plus intéressante. D’une part, nous sommes assurés que les intérêts de Tricolore demeureront au Québec, qui plus est entre les mains de jeunes entrepreneurs dynamiques et dont le succès et la renommée sont déjà acquis. Il faut aussi considérer l’expérience de la dynastie Molson dans la gestion du club, l’histoire du CH ayant été intimement liée à celle des Molson pendant la majeure partie des 100 dernières années de son existence.

Pourquoi les Molson plus que l’Axe Péladeau-FTQ-Angélil? Tout simplement parce que l’exploitation de ce club centenaire – et des installations du Centre Bell par le fait même – doivent à mon sens se faire dans le plus grand respect de la tradition du hockey au Québec, sans exagération et surtout sans surexploitation.

Imaginez si Québécor prenait le contrôle du CH : les matchs, qui se dérouleraient au Centre Vidéotron, seraient diffusés dès 2012-2013 sur le nouveau réseau TVA Sport (l’Empire a d’ailleurs déposé une demande de licence cette semaine au CRTC, criant victoire un peu trop rapidement), une chaîne diffusée bien évidemment sur votre télévision Illico! Le Journal de Montréal ne parlerait que de cela, et le 7 jours étalerait à chaque semaine la vie amoureuse de Carey Price sur sa première page. Sur internet, exclusivement pour les abonnés d’internet haute vitesse de Vidéotron, un accès spécial serait réservé aux caméras web dans les douches des vestiaires : avis aux dames!

A la fin des matchs, en appuyant sur le petit triangle jaune de votre télécommande Illico télé numérique, les fans seront appelés à voter pour les 3 étoiles du match (à 50 cents du vote, c’est ça la démocratie pour Québécor). Sans compter les alliances entre Star Académie et le CH, et le très prévisible Occupation Double Spécial joueurs de hockey célibataires. Bref, on peut facilement prévoir qu’après un an ou deux de faux scandales quotidiens dévoilés au grand jour par les excellents journalistes/sensationnalistes de LCN, aidés par leurs professionnels collègues de J.E. dans un reportage diffusé chez l’impressionnant Denis Lévesque, on aura la nausée juste à entendre prononcer les noms des Kovalev, Latendresse et autres Kostitin. Le Canadien a beau être un show, une business de l’entertainment, il y a quand même des limites à ne pas franchir.

(excusez mon excès d’anglicismes dans la phrase précedente, mais après un mois passé en France on vient à prendre les expressions du pays!)

Je dis donc, pour toutes ces raisons, non à l’alliance Péladeau/Angélil-FTQ. Comme beaucoup de Québécois d’ailleurs.

Tout de même, souhaitons la meilleure des chances à tous les acheteurs en lisse. Outre Québécor et les Molson, il demeure aussi, il ne faut pas l’oublier, la famille Bronfman et quelques autres investisseurs américains qui – sait-on? – pourraient encore nous surprendre. L’important, au fond de toute cette histoire, c’est que la Coupe Staley revienne à Montréal l’an prochain! 😉

« Désolé, mais la FTQ qui se lance dans un partenariat d’affaires avec Quebecor, c’est Greenpeace qui achète des actions de Exxon Mobil ; c’est un végétarien qui se lance dans la vente de smoked meat ; c’est Rush Limbaugh qui vote pour Barack Obama ; c’est Roy Dupuis qui fait des pubs pour Hydro-Québec… »

– Patrick Lagacé, dans un excellent billet que je vous invite à lire (cliquez ici pour le lien).

Publié par : Raphaël Melançon | 9 juin 2009

Élections municipales 2009: Un plaidoyer pour la Génération «Y»

La Génération ''Y'' est fin prête à prendre ses responsabilités, commes ces jeunes élus municipaux

La Génération ''Y'' est fin prête à prendre ses responsabilités, comme ces jeunes élus municipaux

L’annonce de la candidature de Louise Harel à la mairie de Montréal la semaine dernière a fait couler beaucoup d’encre. Certains ne tarissent pas d’éloges, alors que d’autres, comme The Gazette, n’aiment pas du tout.

Mais ces événements survenus il y a à peine quelques jours ont rappelé à tous les Québécois – et pas seulement aux Montréalais – qu’un événement important était sur le point de se dérouler chez nous très bientôt. En effet, qu’on le veuille ou non, les élections municipales de l’automne prochain approchent à grands pas.

Partout, à l’heure même où vous lisez ces quelques lignes, dans les 1141 municipalités que compte le territoire québécois, des équipes électorales se forment, des alliances se créent tandis que d’autres meurent en vue de ce scrutin trop souvent boudé par les électeurs. Sans que vous le sachiez, sans qu’on puisse le voir, les machines électorales se mettent en branle et les candidats, aidés de leurs organisateurs, tels des abeilles bourdonnantes, se mettent au travail pour que leur équipe soit victorieuse le soir du 1er novembre 2009.

Quelle place pour les jeunes?

À l’heure où ces équipes de candidats se constituent, je me demande quelle place les leaders municipaux d’aujourd’hui feront dans leurs rangs aux représentants de ma génération, la Génération « Y » – ces jeunes hommes et femmes nés entre 1978 et 1991 – afin d’assurer une meilleure représentativité des générations à la table des conseils municipaux du Québec. On dit souvent d’eux qu’ils ne s’intéressent pas à la politique. D’emblée, je peux vous dire par expérience que c’est complètement faux. Il y a maintenant plus de quatre ans que je fais de la politique active et laissez-moi vous dire que dans toutes les fonctions politiques que j’ai occupées, notamment à titre d’ancien président de la Commission des jeunes de l’ADQ, j’ai eu la chance et l’honneur de côtoyer des jeunes de 18-30 ans dynamiques, allumés et politisés qui n’attendent rien d’autre qu’on leur fasse une place pour se lancer dans l’aventure politique, au service de leurs concitoyens.

Ces jeunes professionnels, souvent diplômés ou en voie de compléter des études supérieures dans divers domaines, constituent un atout précieux pour les municipalités de partout à travers le Québec. Ils la volonté profonde de se dévouer pour l’avancement de leur communauté, en plus de posséder l’énergie, la fougue et la motivation nécessaires à l’accomplissement des tâches que leurs électeurs voudront bien leur confier.

Une jeunesse fin prête à prendre ses responsabilités

J’aimerais à ce sujet saluer l’initiative de l’équipe des ‘’Jeunes élus municipaux en cavale’’ (http://www.jeuneselus.org). Cette dizaine d’élus municipaux âgés entre 20 et 38 ans a sillonné le Québec d’est en ouest au cours des derniers mois afin de partager leur passion et leur expérience en politique municipale. Ils sont allés à la rencontre des jeunes et ont démontré à plusieurs que, malgré leur jeune âge, avec des efforts, de la persévérance et une bonne dose de courage, il est possible de prendre sa place à la table du conseil municipal de leur ville ou village. Ils sont la preuve même que la Génération Y est capable de faire entendre sa voix et que les leaders de demain sont fins prêts à prendre la relève, pour autant qu’on leur en donne la chance.

Car tel est le véritable enjeu des prochaines élections municipales. Alors que les plus de 35 ans composent 92% des élus municipaux québécois mais seulement 75% de la population qu’ils représentent, seront-ils capables de préparer les plus jeunes à les remplacer une fois le temps venu? Car il est clair que les élus issus de la génération d’après-guerre n’en ont plus pour longtemps à faire de la politique active. Déjà, on remarque que plusieurs se font vieillissants et, alors que certains font le choix de céder leur siège à leurs cadets, d’autres s’accrochent au pouvoir. Et c’est tant mieux ainsi car tant qu’ils sont capables de répondre aux attentes de leurs citoyens, il serait ridicule de se passer de tout le bagage d’expérience qu’ils ont acquis après toutes ces années passées à la tête des municipalités du Québec.

Mais pourquoi ne pas justement faire profiter de cette expérience aux Générations X et Y pendant qu’il en est encore temps? Une période de transition ne serait-elle pas la bienvenue? Pourquoi ne pas préparer la relève tout de suite, lui faire une place, aussi minime soit-elle, au cas où?

Mais il ne faut pas généraliser cette tendance à l’ensemble du Québec. Plusieurs villes, plusieurs maires et élus municipaux ont compris qu’il était dans l’intérêt de la postérité de former la jeunesse et de faire place à de jeunes conseillers dans leur équipe de candidats, ces ‘’maires de l’avenir’’, ceux que nous élirons dans cinq ou dix ans. Il faut saluer leur avant-gardisme, leur vision d’avenir.

Le cas de Saint-Charles-Borromée

Mais le constat est beaucoup plus sombre ailleurs. Prenons l’exemple de Saint-Charles-Borromée, ma ville natale où je suis revenu m’installer il y a de cela un an et demi. Aucune place n’est faite à la génération Y, du moins pas encore. Les 18-35 ans, qui composent pourtant une bonne partie de la population de Saint-Charle-Borromée, ceux qui y sont nés et qui y ont grandi, n’ont pas de voix au conseil municipal. Une réalité déplorable qui devrait être corrigée aux prochaines élections municipales, en particulier lorsqu’on sait qu’une bonne part de la population charloise est composée d’étudiants, de jeunes professionnels ou même – et surtout – de jeunes familles. Leur voix est-elle entendue, leurs intérêts sont-ils réellement défendus au conseil? J’en doute, mais cette voix DOIT être entendue, car il y est question de l’avenir de la municipalité.

D’autant plus que les Y, s’ils étaient assis à cette table, pourraient y apporter une vision nouvelle de leur municipalité, des idées ancrées dans la modernité et qui collent à leur vision du Québec de demain, de LEUR Québec. Ils sont l’avenir de notre région et de notre pays, ceux qui remplaceront bientôt les Baby-Boomers vieillissants, une fois que ceux-ci seront prêts à se retirer, après avoir admirablement servi leur communauté. Il est, par conséquent, plus qu’important et même urgent de préparer adéquatement la relève municipale.

Avoir espoir en l’avenir

En terminant, j’aimerais dire aux jeunes comme moi qui liront cet article d’aller au bout de leur rêve, de tenter leur chance aux prochaines élections municipales s’ils en ont envie. La démocratie parlera un jour en leur faveur. D’ici-là, espérons que les plus âgés sauront faire preuve d’ouverture envers cette jeunesse talentueuse et serviable et lui feront une place à leurs côtés. Car là où le bât blesse, contrairement à ce que les médias veulent bien nous faire croire, ce n’est certainement pas au niveau de la volonté et des aspirations politiques de la Génération Y, au contraire!

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